Non à la cigarette électronique pour les mineurs 01/07/2013

La cigarette électronique a débarqué en France il y a tout juste une dizaine d'années. Aujourd'hui, on peut dire que ce produit novateur s'est complètement implanté dans le pays. Il y aurait déjà plus d'un million de personnes en France qui utilisent la cigarette électronique. Le succès mondial de ce petit gadget fumeux se fait également sentir dans tous les médias et le nombre grandissant des boutiques de vente spécialisées en est la preuve.

Tout le monde sait que la cigarette électronique sera très bientôt interdite dans les lieux publics. La Ministre de la Santé Marisol Touraine a également tranché pour l'interdiction de sa vente aux mineurs.

Mais le fait est que les consommateurs de la cigarette électronique, surtout ceux qui ont déjà pu profiter de tous ses bienfaits, ne semblent pas inquiets face à cette décision du ministère de la santé. Même les adolescents continuent à croire qu'ils pourront toujours vapoter la cigarette électronique quand ils le voudront. "On pourra toujours s'en procurer", affirme une lycéenne sans dramatiser la situation au micro de la RTL.

A titre de rappel, il faut noter que les experts scientifiques ont bien souligné dans leur rapport de préconisations que la cigarette électronique est une alternative effectivement moins dangereuse que la cigarette classique. La cigarette électronique produit une vapeur à la place d'une fumée toxique. Le propylène glycol est le composant des liquides utilisés pour les e-cigarettes dont les effets posent encore problème, faute de preuves et d'études scientifiques plus approfondies, selon toujours les experts de l'OFT.

Toutefois, on sait que des études sur les effets et l'efficacité de l'utilisation de la cigarette électronique existent déjà mais elles ne sont pas très médiatisées…pour des raisons inconnues…Malgré cela, la cigarette électronique est toujours considérée comme étant un produit aussi dangereux que le tabac. C'est pourquoi, les députés ont voté le jeudi 27 juin à l'Assemblée nationale pour que ce produit tendance soit désormais soumis aux mêmes règles que la cigarette tueuse. Sa vente aux mineurs est désormais interdite par la loi et on continue à dire que ses effets restent encore à déterminer.

Selon la Ministre de la santé Marisol Touraine, une réglementation aussi sévère est utile car elle vise à protéger les jeunes des dangers du tabagisme car la cigarette électronique serait "une porte d'entrée pour les jeunes vers le tabac". Mais le fait est que ce sont justement ces mineurs concernés qui n'hésitent pas à relativiser cette déclaration du ministère. C'est ce qu'ont fait les élèves d'un lycée du XVIIe arrondissement de Paris.

Certes, la cigarette électronique est désormais un produit illicite pour les mineurs mais ces jeunes expliquent sans hésitation qu'ils ont déjà leurs astuces pour pouvoir continuer à s'en procurer. Une jeune lycéenne explique par exemple que "Même si l'interdiction est prononcée, on peut toujours se procurer des cigarettes électroniques sur internet"."Je peux donner de l'argent à quelqu'un dans la rue, cette personne ira en acheter pour moi", exprime un autre élève.

A part l'achat sur internet, les jeunes ajoutent aussi le fait qu'ils peuvent jouer la carte de l'"oubli" de carte d'identité, un autre tour de passe-passe pour qu'ils puissent continuer à vapoter. Une autre lycéenne, mineure évidement, explique également qu'elle ne craint pas les contrôles d'identité car comme pour les cigarettes classiques à tabac, ils sont très rares. "Les vendeurs me demandent mon âge, pas ma carte d'identité. Et s'ils le font, je dis que je ne l'ai pas sur moi et que je leur donnerai une autre fois et ça passe", lance-t-elle, amusée.

Quant aux vendeurs, ils s'expriment, eux aussi, prêts à rester bien fermes. Un bar situé à proximité de ce même lycée demande bien les cartes d'identités des élèves lorsqu'ils viennent chez eux pour acheter du e-liquide ou une cartouche pour e-cigarette. Mais pourtant, le responsable est trahi par ses propres paroles en disant : "On faisait ça déjà avant l'interdiction, parce que les cigarettes électroniques les incitent à fumer et parce qu'il y a de la nicotine dedans". Cela voudrait donc dire que cette nouvelle loi ne va pas changer grand-chose !

On peut donc dire que ce n'est pas vraiment à cause de ses éventuels dangers sur la santé de ses usagers ou pour la crainte qu'elle incite les jeunes à consommer du tabac que la cigarette électronique est aujourd'hui fortement prohibée. On voit bien que ce sont surtout les buralistes et les industries pharmaceutiques qui s'acharnent pour s'accaparer sa vente, soit-disant pour mieux l'encadrer. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'interdiction de la cigarette électronique dans les endroits publics semble toucher beaucoup plus les buralistes. Si cette autre loi est votée, les grands groupes du tabac qui ont déjà pris le risque d'investir énormément dans le business fructueux de la commercialisation de la cigarette électronique regretteront amèrement leur décision.

Quoi qu'il advienne, une chose est sure : la cigarette électronique est un produit tendance qui a déjà trouvé sa place au sein de la société de consommateurs. Elle est nettement moins nocive que la cigarette traditionnelle et jusqu'à l'heure, personne, ni pneumologue ni tabacologue n'a contesté cette théorie. Une loi excessivement répressive pourrait produire les effets contraires aux résultats escomptés.

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